Notes de fond

Joost et Babelgum

TechCrunch vient de publier un mini-comparatif entre Joost et Babelgum, les deux services de TV P2P sur PC (non, ce n'est pas de l'IPTV comme TechCrunch le nomme). Je suis d'accord avec l'analyse et les conclusions : "Babelgum est le Joost du pauvre". A la décharge de Babelgum : ça vient juste d'être lancé, avec beaucoup moins d'investissements, et peut-être moins de talents réunis autour du projet. Il faut reconnaître que Joost a réussi à drainer de beaux profils (voir ici) en plus du hype.

Ce qui est le plus prometteur dans ces nouvelles plateformes c'est beaucoup moins le contenu (déjà disponible par ailleurs) que les fonctions communautaires et de social networking qui peuvent être offertes autour du contenu. Ca se passe sur un ordinateur (pour l'instant), donc ce n'est pas aussi révolutionnaire que la TV 2.0 ou la  "Social TV" (je reviendrai sur ce sujet dans un autre post), mais c'est un pas dans cette direction. Joost marque des points, car il intègre des fonctions communautaires. Babelgum aucune, c'est assez paradoxal. Etant un optimiste, j'imagine c'est en cours de développement. Si c'est pas le cas, je suis très pessimiste pour leur avenir.

Y a-t-il d'autres plateformes en cours de développement dans cet espace ? On dit jamais deux sans trois...

Départ de glowria

Chers amis,

Je vous annonce que mon rôle opérationnel au sein de glowria, en tant que président du conseil et directeur général, s'achève. Je reste administrateur de la société, dont je connais bien les atouts et la capacité de continuer à se développer.

Glowria est aujourd'hui Nr. 1 en France et Nr. 2 en Allemagne dans la location de DVD par internet. La VOD a été lancée avec succès l'année dernière, fournissant le service en IPTV et sur PC de partenaires prestigieux tels que Neuf Cegetel et la Fnac, ainsi qu'à d'autres grands acteurs du marché dont le lancement sera annoncé prochainement. Et les perspectives de développement sont très prometteuses, en France comme en Allemagne.

J'ai fondé glowria en 2002 et je l'ai dirigée toutes ces années avec une passion, une énergie et une conviction inébranlables. J'ai partagé des moments forts et inoubliables avec l'ensemble des équipes ainsi qu'avec nos partenaires.

Merci à tous de la confiance accordée.
Et à très vite !

Mihai

Non, glowria ne soutient pas le piratage

Nopiracy250

Il y a quelques jours, un logiciel – FairUse4WM - est apparu sur internet. Il permet, en somme, de casser la protection d’un contenu numérique acheté légalement sur les sites de films ou de musique.

J’ai été interviewé hier par 01 Net sur ce sujet, notamment sur la position de glowria par rapport à cet outil, qui a ensuite publié cet article sur la question, clair et instructif, repris par l'édition internet de L'Express et par Satellifax.

J’ai su que l’article avait été publié ce matin, mais je n’avais pas eu le temps de le lire jusqu’à ce que je reçoive un coup de fil de quelqu’un « d’important qui me veut du bien » (et dont je tairai le nom par discrétion et reconnaissance) et qui se montre très choqué, voire incrédule, par les propos que j’ai tenus. Étonné, j’ouvre l’article et je découvre, à ma grande surprise et surtout à mon grand regret, le morceau de citation suivant :

(…) pour Mihai Crasneanu, (…) « Ceux qui vont utiliser FairUse, ou d'autres logiciels qui lui succéderont, ne sont pas à proprement parler des pirates, même s'il y a effectivement acte de piratage d'un système. A la base, il y a un acte d'achat quand même. »

Un grand choc pour moi aussi ! En lisant la phrase de l’article, on peut à juste titre penser que je ne condamne pas l’utilisation de ce logiciel et que je considère que ce n’est pas du piratage (voire même que je soutiens la piraterie, si on lit le reste de l’article).

Diables !   Comment serai-ce possible soutenir une telle chose ? C’est de la vie de glowria qu’il s’agit et je ne peux pas désirer la tuer après l’avoir fondée. Car glowria est une société indépendante qui n’a qu’une seule et unique source de revenus : la commercialisation des contenus vidéo sur DVD et en format numérique. Le piratage tue cette source.  Et malgré la saine concurrence qui existe entre les acteurs du marché, je considère que nous n’avons qu’un seul et vrai concurrent, sournois, insidieux et malsain : les réseaux pirates et tous les systèmes qui permettent d’obtenir du contenu payant d’une manière illégale et gratuite. C’est ce qui menace tous les jours notre activité. Nous passons nos jours et nos nuits à essayer de développer un service et des produits qui soient aussi simples, attractifs, ergonomiques et riches que possible pour donner envie aux gens d’acheter ces contenus plutôt que de chercher à les pirater. Nous discutons tous les jours avec les studios et les ayants-droits pour enrichir toujours plus le catalogue et rendre l’offre légale attractive et compétitive. Et nous faisons tout ce que nous pouvons, avec la technologie existante, pour éviter le vol de ces contenus.

Or, ce que permet de faire FairUse est du pur piratage, et ça nous fait beaucoup de mal. C’est comme si une simple entrée de cinéma à 6 euros vous permettrait d’obtenir la bobine 35mm du film que vous pourriez projeter à votre guise et gratuitement à qui vous voulez. Le cinéma du coin mourrait à petit feu, suivi du multiplex et des producteurs. Belle victoire. Heureusement, tout le monde condamnerait celui qui aura volé les bobines dans la salle de projection – il n’y a même pas débat. D’ailleurs, tout le monde trouve normal que pour les 6 euros qui permettent de voir un film une fois dans une salle de cinéma on n’obtienne pas le droit de prendre la bobine à la maison pour la regarder avec tout le quartier. Or, dans le monde numérique, prendre un fichier qu’on a « acheté » 4 euros pour voir un film pendant 24h sur son ordinateur et le « casser » avec FairUse pour le voir à l’infini, sans durée de temps, sur tous les ordinateurs du monde, est exactement, je dis bien EXACTEMENT, le même acte que le vol de la bobine : du vol, rien d’autre. Ce n’est pas parce que c’est du « numérique », que c’est moins grave, ou moins condamnable.

Les auteurs de FairUse sont bien cyniques pour avoir choisi ce nom pour leur programme. Un nom plus adapté serait unFairAbUse.

En tout cas nous attendons avec impatience le patch de Microsoft pour combler la brêche qu’exploite unFairAbUse , et nous mettrons à jour nos DRM dès sa réception.

Je suis en tout cas reconnaissant à 01 Net d’avoir publié ce soir, en fin d’article, le correctif que nous nous sommes empressés de leur adresser aujourd’hui.

MISE A JOUR du 31/8/06 : Satellifax vient de reprendre ce matin la note et renforce notre position. Je les cite :

Dans notre article d’hier concernant le logiciel permettant de contourner les DRM, Microsoft protégeant les contenus téléchargés, nous avions repris les propos de Mihai Crasneanu, pdg de Glowria, tels qu’ils étaient cités par le site 01.net que nous citions bien sûr également. Répondant à la demande de la société Glowria, le site 01.net, maintenant la publication intégrale de son article, a ajouté hier la note suivante que nous publions : « Suite à la publication de cet article, la société Glowria tient à préciser qu'elle condamne l'utilisation de FairUse et que l'usage de ce logiciel constitue un acte de piratage. »
A tire d’information, nous publions également intégralement le texte complémentaire que nous a fait parvenir Glowria :
« Mihai Crasneanu, pdg et fondateur de Glowria, tient à réaffirmer que la société condamne vivement tout acte de piratage et qu’il estime que tout utilisateur de FairUse ou de tout autre logiciel de ce type commet, malgré l'acte d'achat initial, un acte de piratage pur et simple. Ces logiciels sont selon lui une vraie menace pour l’industrie mais également pour le consommateur direct qui prend un risque important en manipulant illégalement ces contenus numériques. Les aspects inhérents au téléchargement et aux contraintes d’utilisation des contenus numériques par les utilisateurs finaux sont un vrai sujet de réflexion pour l’ensemble des acteurs du marché et Glowria collabore étroitement avec ces acteurs pour trouver des solutions qui permettent à ces utilisateurs de jouir pleinement des fichiers légalement acquis tout en préservant les intérêts des ayants droits.

Un page se tourne : glowria a un nouveau, grand et beau centre logistique

Glowria_vue_logistique Ouf ! C'est fait ! On est installés et totalement opérationnels depuis lundi dans notre nouveau centre logistique. Les presque 600m2 ont de quoi supporter la croissance du nombre d'abonnés et du stock. Car loger les 270.000 DVD et les 15 opérateurs dans les 300m2 antérieurs était devenu une petite prouesse, surtout lors des pics des lundi et mardi quand on reçoit plus de 6000 DVD en retour (et autant qui doivent repartir dans la journée). Surtout, ce nouveau centre nous permettra d'automatiser dans quelques mois une bonne partie des opérations logistiques avec des machines qui multiplient par 4 la capacité de traitement mais qui sont un peu volumineuses.

Nos équipes logistiques ont un sourire en banane depuis lundi, et il y a de quoi. Nous sommes au 3ème étage d'un bâtiment assez moderne dans le 19ème, avec une surface vitrée énorme.  Ca regorge de lumière naturelle et on a une vue imprenable sur tout Paris : Sacré Coeur, Tour Eiffel et Tour Montparnasse en un seul cliché, c'est vraiment glowriaParis (une webcam peut-être ?). La zone est nettement plus austère que rue des Petites Ecuries dans le 10ème, notre ancien local, mieux vaut apporter son casse-croûte à midi si on a l'estomac fragile (Loïc se souvient encore des lasagnes "vintage" du troquet du coin), mais le prix du loyer est très convenable.

Glowria_montage_entrepot Les préparatifs ont été bien chargés de stress et d'adrénaline. Tout devait déménager vendredi et samedi, les camions étaient réservés, et la Poste programmée pour desservir dès lundi le nouveau centre. Impossible donc de retarder. Mais jeudi les portes blindées étaient en cours de montage, l'électricité n'était pas encore branchée, et peut-être pire encore, l'accès ADSL n'était pas encore activé. Or toute la logistique est pilotée par des PC avec un simple browser (sous Linux, pourquoi payer une licence à Microsoft juste pour ça ?) reliés aux serveurs centraux. Donc pas d'internet, pas de logistique. Nous avons commencé à imaginer les solution les plus tordues (on est un peu geeks ici) : plusieurs cartes 3G connectées non-stop en parallèle (pas très stable), nous connecter au réseau Wifi d'Ozone (le signal était trop faible, mais Rafi Haladjian nous aurait peut-être aidés), brancher une antenne Wifi chez les voisins (périlleux comme manière de se présenter...). Finalement, notre brillant Yanis a réussi par des tours de magie qui ne figurent pas dans le livre de procédures des FAI à nous activer la ligne vendredi.  On a donc pu passer un bon week-end à ranger les DVD, monter les racks et installer toutes les machines et postes de travail. Lundi, tout fonctionnait à merveille, même la poste, donc tout s'est passé comme sur un coussin d'air pour nos chers abonnés.

Mihai_et_antoine Bravo mille fois, Antoine (Antoine Bonavita est notre directeur des opérations, pris sur le vif dans la photo), tu as géré cette opération en maître !

J'ai quand même versé une petite larme en quittant nos entrepôts de la rue des Petites Ecuries. Car c'est là que tout a commencé en mars 2003, logistique et bureaux au même endroit (après 2 sous-locations quand le projet était en gestation). Puis en décembre, après le lancement du service, nous avons déménagé les bureaux Cité Paradis, où nous sommes toujours, pour laisser la logistique prendre toute la place. Clairement, une belle page de l'histoire de glowria est tournée !

C'est aussi pour moi l'occasion de reprendre ce blog. Les 3 derniers mois ont été chargées et épuisantes, impossible de trouver la force et le temps d'écrire. Renforcement des équipes marketing avec notamment l'arrivée de Loïc le Moaligou de chez Houra.fr, préparation de l'expansion internationale, pré-lancement de la VOD en décembre à un petit groupe d'abonnés, négociation de quelques gros partenariats VOD (vous en saurez plus bientôt !), l'agenda a été lourd.

Ravi de vous retrouver de nouveau !

Je cours parler sur BFM

Mihai_crasneanu_et_loic_le_meur_sur_bfm Dans 45 minutes et jusqu'à midi je serai sur BFM dans l'émission Les Grands Débats du Lundi, animée aujourd'hui par Philippe Bloch, sur le thème "Les patrons et leur blog".

Je serai très bien entouré, par l'incontournable Loïc Le Meur d'un côté, et de l'autre par Henri Kaufman que je connais pas encore mais qui m'a l'air passionnant à en juger par son profil et ses écrits !

L'émission est rediffusée samedi à 21h et dimanche à 17h. L'archive audio est disponible sur le site de l'émission.

Mise à jour : l'émission a été particulièrement sympa. J'ai été très heureux de retrouver Philippe Bloch (qui est un animateur hors pair avec une pêche énorme !), que j'avais connu il y a 3 ans lorsque glowria était encore en gestation.
(Photo : Henri Kaufman)

Gagnant du Prix du Jeune Dirigeant

Je suis très heureux (et encore ému) de vous annoncer que ce soir j'ai eu le grand honneur de gagner le "Prix du Jeune Dirigeant de la Technologie, 2005".

Le Prix du Jeune Dirigeant de la Technologie, organisé par Ivy Search, est remis chaque année à un jeune manager prometteur du secteur high tech. Ce candidat doit être âgé de moins de 35 ans, avoir ou avoir eu la responsabilité d’un compte d’exploitation ainsi qu'une personnalité, un parcours et des résultats particulièrement significatifs.

Les trois finalistes, dont je faisais partie, ont été d'abord soumis à un entretien, puis à un ardu exercice de rédaction, et enfin à un Grand Oral final qui a eu lieu cet après midi en face d'un impressionnant jury qui, après une longue délibération, a décerné le prix ce soir. Le jury était composé de :

Bernadette Andrietti, Directeur Général, Intel France
Guy Berruyer, Président Europe Continentale et Asie, Sage
Guy-Hubert Bourgeois, Président-Directeur Général de Beijaflore
Eric Boustouller, Directeur Général Adjoint de Microsoft France
Jean-Pierre Brulard, Directeur Général France & EMEA, Business Objects
Pascal Cagni, Vice President & General Manager EMEA d’Apple
Olivier Campenon, Directeur Général de BT France
Jean-Paul Cottet, Directeur, Membre du Comité Exécutif de France Telecom
Thierry Drilhon, Directeur Général de Cisco Systems
Georges Fornay, Senior Vice President, Sony Computer Entertainment Europe
André Haddad, Vice President, eBay
Olivier Houssin, Président Communications Privées, Alcatel
Olivier Huart, Directeur Général de Cegetel
Dominique Illien, Membre du Directoire, Atos Origin
Pierre Kosciusko-Morizet, Président-Directeur Général, PriceMinister.com
François Mazon, Directeur Général, Steria
Francis Meston, Président d’EDS France
Jean-Michel Perbet, Président, Atari, Europe
Patrick Starck, President-Directeur Général de Hewlett-Packard France
Yves de Talhouët, Directeur Général, Oracle France
Dominique Valentiny, Directeur Général, Hub Télécom

Les deux autres finalistes étaient deux entrepreneurs que j'admire beaucoup, Fabien Choné, PDG de DirectEnergie, et Thomas Serval, DG de Baracoda, et qui ont de très belles réalisations à leur actif et qui ont brillamment répondu aux questions. Je leur tire mon chapeau, ils méritaient tout autant de gagner !

J'avoue être très ému et particulièrement heureux de ce prix compte tenu de la qualité des personnes qui l'ont décerné. Enfin, même s'il m'a été décerné à moi, c'est toute mon équipe chez glowria qui le mérite !

Rendez-vous au Wharton Club de Paris

Insead_alumnilogo75Logo_wharton Le Wharton Club de Paris et l'INSEAD Alumni Association m'ont fait l'honneur de m'inviter à parler au prochain petit-déjeuner mensuel du Cycle Entrepreneuriat qui aura lieu ce jeudi, 8 septembre, à la résidence Maxim's. J'aurai grand plaisir à vous y retrouver, vous pouvez encore vous inscrire mais je crois qu'il reste peu de places, et pour ceux qui ne pourront pas participer, on m'a dit qu'un Podcast sera mis en ligne.

Difficile de lui dire non

Affiche_antipiraterieL'affiche de cette belle pirate blonde est visible partout dans Caracas, sur les principaux boulevards et sur l'arrière des bus. "Bien qu'elle paraisse attractive, ne te laisse pas tromper", clame le ministère de l'Economie. Je me souviens pourtant d'un discours de l'ultra-populiste Chavez il y a un an ou deux qui invitait les gens à pirater librement sous prétexte qu'il n'y a aucune raison à engraisser les multinationales impérialistes du disque et du film alors que tant de vénézuéliens vivent dans la misère. Oubliait-il sans doute l'industrie locale, pourtant très active.

Un sandwich dans la rue coûte 0,50 dollars, un ticket de métro 0,15 dollars, un billet de cinéma entre 2 et 5 dollars, mais un DVD légal d'un film coûte plus de 20 dollars (plus cher qu'en France !), soit 1/8 du salaire d'un ouvrier. C'est comme si les DVD en France coûtaient 100 euros. Totalement absurde, même pour des gens plus aisés. Ce n'est pas surprenant donc de trouver des DVD pirates à tous les coins de rue, mais aussi paradoxalement dans les centres commerciaux et dans des magasins avec pignon sur rue. On y rencontre une collection pléthorique d'oeuvres (et de musique aussi bien sur), avec des titres allant des films à peine sortis au cinéma aux Etats-Unis jusqu'aux classiques tels Les Temps Modernes (édité par MK2 d'ailleurs) en passant par toutes les séries TV et des épisodes à peine diffusés aux US. Leur prix : 2 dollars. Le packaging est impeccable et la garantie incluse - si le DVD a un problème ou l'image est mauvaise, on vous l'échange dans discuter, même une semaine plus tard.

Voici donc encore un exemple criant où l'industrie du film et du disque n'a strictement rien compris au phénomène. Sans doute préfèrent-ils générer zéro revenus au Venezuela et laisser le marché leur échapper totalement des mains au bénéfice des pirates, plutôt que d'adapter leurs prix aux réalités locales tout en continuant à générer des revenus sur un marché assaini des pirates.

Un exécutif de la Warner Amérique Latine me parlait avant-hier du cas Argentin. Je n'ai pas vérifié, mais il semble que dans ce pays la piraterie musicale a été presque totalement éradiquée en moins de 8 mois, avec beaucoup d'intelligence et sans dépenser les budgets de la police. Un album sort à présent en trois versions : une à 50 dollars, avec un packaging prestige, un fascicule, des photos, des vidéos. Une autre à 20 dollars, dans un très joli coffret avec livret et bonus. Et enfin, une à 3 dollars, sommaire et basique, avec juste le disque dans une pochette en carton. Les clients ont instantanément rempli les magasins, et les pirates se sont retrouvés du jour au lendemain sur la paille.

Voilà encore une démonstration de ce que je clame haut et fort : personne n'a envie de pirater ou d'acheter du pirate s'il existe une solution légale et cohérente en termes de prix, de choix et de disponibilité. Tirons-en les leçons pour la VoD, tout en ayant à l'esprit que pendant qu'on réfléchit, KaZaa fonctionne jour et nuit.

Enfin en vacances

Drapeau_venezuelaCe moment délicieux est enfin arrivé. Quand on prend tellement de plaisir à développer sa société, la passion des projets et des réalisations l'emporte sur tout, et on oublie qu'on doit se recharger les batteries aussi, souffler un peu, s'aérer l'esprit, et surtout prendre du recul - exercice tellement nécessaire dans cette fonction.

Me voici donc au Venezuela depuis vendredi, cette "petite Venise" telle que baptisée par Christophe Colon lorsqu'il arriva sur les plages près du delta de l'Orinoco, terre magnifique, peuple radieux, climat paradisiaque.

Jusqu'au début du mois de juillet j'ai été totalement absorbé par la levée de fonds de glowria, et jusqu'à hier par tout ce qu'il faut terminer ou avancer avant le départ en vacances. Ce cher blog en a un peu souffert, à ma grande tristesse, mais j'ai des bons espoirs de me rattraper si le destin est clément et parsème mon parcours de cybercafés. Ce dont je suis certain, c'est de la quantité de choses que je découvrirai ou comprendrai de ce pays. Ce n'est donc pas la matière qui manquera !

glowria boucle 4 M€ d'investissement

Je suis très heureux de vous annoncer que glowria vient de boucler une levée de 4 M€ avec SPEF Venture e-Fund, l'un des plus importants capitaux risqueurs français (groupe Natexis), après un closing des plus rapides, tout en rondeur et souplesse. Je tiens à remercier Arnaud Filhol (qui siégera au Conseil d'Administration) et Bernard Nabet, de la SPEF, pour leur exceptionnelle efficacité et professionnalisme. Et surtout pour leur adhésion à notre stratégie de croissance en France et à la préparation de l'expansion européenne.

Cette opération porte à 8,5 M€ l'investissement total dans glowria, et vient compléter les 4,5 M€ investis par le passé par Mousse Partners (fonds basé à New York) et par des Business Angels.

Cet investissement sera dédié avant tout au marketing et à l'acquisition d'abonnés. Compte tenu de notre position sur le marché, nous avons la responsabilité de sensibiliser les consommateurs à la location de DVD en ligne et créer ce marché qui n'existe qu'à peine, un service que la majorité des français ne connaissent pas vraiment. Aujourd'hui l'entreprise est prête pour ce défi : chaque abonné et chaque formule d'abonnement sont rentables, le désabonnement est très faible, 97% des abonnés sont satisfaits du service, nos accords avec la plupart des majors et éditeurs vidéo nous permettent d'offrir le plus grand catalogue locatif en France (hors films X) avec une disponibilité de stock excellente, nos partenariats avec la plupart des FAI et portails français nous permettent de recruter des abonnés à coûts maîtrisés, et notre fantastique équipe de 40 personnes est au top de sa performance, même s'il faut à présent la renforcer significativement.

Une bonne partie de cet investissement sera par ailleurs dédiée au lancement au public de notre plateforme de Video on Demand. Elle est déjà opérationnelle, et les premiers retours des studios qui l'ont essayée nous ont rempli d'enthousiasme. Reste à peaufiner les interfaces et l'expérience utilisateur, à laquelle nous tenons beaucoup.

Pour nous, cet investissement nous permet surtout d'atteindre l'équilibre en début d'année prochaine, et d'acquérir un nombre d'abonnés suffisant pour faire de glowria le premier service de location par internet en Europe continentale. Ce sera une belle victoire pour l'entreprenariat français !

J'en profite pour féliciter bien fort Mathieu et Michel, qui ont chacun bouclé un tour d'investissement la semaine dernière à un jour d'intervalle (8 M€ et 24 M€ respectivement). Ne dirait-on pas que le marché se réveille ? Si vous voulez entreprendre et vous avez un bon projet, c'est le moment de passer à l'acte !

Vous pouvez accéder ici au communiqué de presse (PDF).

Netflix vs Walmart - un business model de pure players

Netflix est le plus grand service de location de DVD par internet. Ce sont eux qui ont inventé ce modèle dont Glowria s'est inspiré en France. Netflix a 3 millions d'abonnés aux USA après 5 ans d'activité, 500 millions de dollars de chiffres d'affaires en 2004, ont une croissance qui se maintient à 70% par an. Un parcours et des résultats plutôt impressionants.

Prenons à présent Walmart, les hypermarchés qu'on ne connaît ici que de nom. Walmart est la première société au monde en terme de chiffres d'affaires (260 milliards de dollars environ en 2004), devant Exxon, General Motors, etc. et plus de 5000 magasins (depuis les hypermarchés jusqu'aux mini-marchés) sur 10 pays. C'est aussi le premier employeur au monde, avec ... 1,5 millions d'employés.

En 2002, soit deux ans après les débuts de Netflix, Walmart a lancé à son tour un service de location de DVD en ligne, avec des prix plus agressifs que le premier. Beaucoup s'accordaient à dire que les jours de Netflix étaient comptés avec un tel concurrent. Pire, en début de cette année, Walmart a encore plus cassé les prix, semant un vent de panique entre tous les analystes financiers : voilà, disaient-ils, la guerre des prix qui portera le coup fatal à Netflix.

Et enfin, coup de théâtre : il y a quelques semaines, Walmart a annoncé qu'ils jetaient l'éponge et cédaient l'activité de location en ligne à Netflix. Bilan de l'activité de Walmart dans la location en ligne après 3 années de combat ? 100.000 abonnés, à comparer aux 3 millions de Netflix.

Que s'est-il passé ? Comment interpréter ce revirement, alors que j'entends depuis toujours que n'importe quel grand groupe pourrait écraser Netflix ou glowria du jour au lendemain ? Il y a plusieurs explications d'un phénomène qui prend sa source dans une série d'erreurs de jugement où il est facile de tomber pour de grands groupes :

- "la logistique est notre fort". Vrai pour vendre des frigos ou des yaourts. Vrai aussi pour vendre des DVD. Mais louer des DVD est une toute autre histoire. Ce ne sont pas les mêmes produits, il s'agit d'un travail minutieux avec des objets fragiles (déconditionnés de leurs boîtiers), où 100% des produits envoyés sont retournés pour être réexpédiés le même jour, le canal d'acheminement est la lettre et non le colis. Tout ceci est suffisant pour requérir un tout autre type d'entrepôt, de personnel, d'équipement, de conditionnement, de processus, de systèmes d'information, et d'interfaces avec la poste. Bref, une toute autre activité. Non pas que Walmart ne soit pas capable de la créer, mais la capitalisation sur l'existant est nulle et l'avantage concurrentiel disparaît, voir s'inverse.

- "on connaît nos clients, on en traite 130 millions par semaine". Un client de supermarché achète des produits dans un espace physique, la location de DVD en ligne est un service de divertissement par internet. Les comportements et les attentes du client sont très différentes. Une culture d'entreprise bâtie sur 40 ans de gestion de magasins ne peut pas se réinventer en un an ou deux pour embrasser en même temps l'internet, le cinéma et la livraison par la poste.

- "on a une puissance marketing colossale". Inutile de dire que le marketing pour vendre des sodas a peu de choses en commun avec celui requis pour éduquer un marché à un service en ligne comme la location de DVD par abonnement. Commodités versus services innovants en rupture.

- legitimité. On sur-estime souvent la légitimité d'une enseigne à proposer de produits ou services très différents de son coeur de métier. Personne n'ira se faire couper les cheveux à sa station essence sous prétexte qu'il y passe toutes les semaines et qu'il est "fidèle à la marque".

- le principe de la goutte d'eau. Si une nouvelle activité, aussi prometteuse soit-elle, génère moins du 1% du chiffre d'affaires du groupe, il y a peu de chances qu'on y consacre l'attention et l'énergie nécessaires à tous les niveaux du groupe, à moins qu'elle soit hautement stratégique, ce qui est difficilement le cas ici.

- "on a les moyens de tout faire". C'est la recette idéale pour un plantage assuré et des milliards envolés. L'époque des "Kombinats" soviétiques est révolue, et le Vivendi de Messier en a été la dernière tentative (espérons-le).

Dans le cas de Netflix comme dans celui de glowria, le focus, l'énergie et les ressources sont intégralement dédiées à une seule chose : la location de DVD en ligne. Du PDG jusqu'au manutentionnaire, tous avancent avec la même vision, et la passion et l'enthousiasme de ceux qui sentent qu'ils changent (un peu) le monde. Cette activité est pour nous notre raison de vivre, notre survie en dépend, on ne paye pas pour voir mais pour gagner, et la réussite n'est pas une option ! Ce n'est pas la 25ème ligne d'un tableau de gestion qui circule dans une grande tour. Quoi donc de plus normal que nous connaissions ce métier mieux que quiconque et que nous soyons incomparablement meilleurs que ceux qui le font en dilettante ?

Depuis que j'ai lancé glowria, la menace d'un grand groupe qui se lancerait sur notre marché est un sujet récurrent. Il est vrai que certains groupes, notamment de télévision, y ont plus que pensé. Un, en particulier, a investi plusieurs centaines de milliers d'euros en ... consultants de toute sorte pour finalement abandonner leur idée (et dire qu'avec cet argent on a démarré notre activité !). En revache, beaucoup de grandes marques, telles que France Loisirs chez nous, ou Tesco en Grande Bretagne, ont fait le choix intelligent de lancer un service co-brandé ou en marque blanche adossés à des sociétés comme Glowria, ou VideoIsland en GB. Un choix intelligent.

La location de DVD en ligne est une activité de pure players. L'histoire commence à le montrer. Même Amazon, qui a lancé un service de location de DVD en GB en imaginant nous concurrencer tous, semble avoir abandonné son idée de le faire eux-mêmes sur les autres territoires en Europe continentale ou aux Etats-Unis, préférant s'adosser à un pure player : aucune synergie, hormis le trafic sur leur site web, donc aucun sens de le faire en propre. Seul Blockbuster, aux US, s'est vu contraint de se lancer sur ce marché. Mais dans son cas, il s'agit de se défendre face à un Netflix qui mord de plus en plus dans sa base de clients. C'est donc là pour eux une question de vie ou de mort, mais c'est la seule exception... avant la VOD et les chaines TV dont nous parlerons sans doute dans un prochain épisode...

Avez-vous déjà travaillé avec eux ?

Moi oui, dans une vie antérieure. Ils sont brillants, et ils sont partout. Des grands groupes leurs payent des millions pout ce qu'ils font. Et j'ai la chance de recevoir régulièrement de leur part des propositions pour faire des projets révolutionnaires.

Vous les connaissez aussi ? Sinon, découvrez Huh? Corp.

La vraie liberté, c'est la prise électrique

Prise_lectrique Pourquoi les choses les plus simples sont-elles les plus difficiles à trouver ? Où que je sois dans mes voyages, à quelques exceptions près, je trouve toujours un moyen de me connecter à internet : un hotspot Wifi, un accès 3G (j'ai toujours ma carte Vodafone avec moi), du GPRS via Bluetooth, ou le bon vieux modem téléphonique si vraiment je suis à bout du monde ou dans un hotel qui n'a toujours rien compris. Ou j'utilise le Blackberry de mon SK-65 si c'est juste pour quelques mails. Bref, je m'en sors toujours. Et remarquez qu'internet et ses moyens d'accès sont un univers vraiment complexe de haute technologie.

Paradoxalement, mon plus grand problème, et j'imagine que c'est  le vôtre aussi, c'est de trouver un endroit où charger ma batterie quand je suis en voyage. Il n'y a nulle part de bonne vieilles prises électriques, basiques, low tech, telles qu'elles existent depuis 100 ans. Alors en voyage, dès que j'entre dans un restaurant, un café ou un hôtel, je me transforme en un chasseur sanguinaire : buste baissé, rictus au coin des lèvres, l'oeil vif, je renifle, sous le regard affolé des serveuses, tous les recoins de l'endroit à la recherche de ma proie : la prise électrique. Il m'est souvent arrivé de partir de l'endroit lorsque ma chasse était infructueuse.

Chères sociétés de services, chers transporteurs, chers marketeurs, chers chefs de produit, comprenez-le bien : on a besoin de courant, de jus, d'électricité, d'électrons pour voyager heureux. Je m'en contrefiche de savoir que l'Eurostar met 10 minutes de moins entre Paris et Londres, ou de payer moins cher entre Paris et Cannes. Pour 1/100 du prix, donnez-moi une prise électrique, elle vaut de l'or pour moi. Parce que si vous me la garantissez, croyez--moi que je ne prendrai plus jamais EasyJet mais le train, et je saurai comment occuper mes 5h de voyage. Chers restaurateurs, mettez des prises partout, et dite-le à vos clients voyageurs ! Ils restaureront et leurs ventres et leurs portables en même temps.

Aujourd'hui il s'est passé un miracle : j'ai eu le bonheur de trouver dans l'Eurostar en rentrant de Londres une prise électrique qui m'attendait sagement. Salut, toi ! Quel bonheur ! Et j'ai vu plus d'un heureux dans la voiture ! Pourquoi la SNCF ne l'indique nulle part, sur le site de réservation par exemple, ou sur la rame, ou sur la casquette des contrôleurs ? Je serai prêt à payer un supplément pour y avoir accès systématiquement. D'ailleurs sur des conseils pas très avisés, il m'est arrivé plusieurs fois de voyager en 1ère classe en espérant trouver une prise électrique (sans succès). Je m'emporte contre la SNCF, mais la même chose vaut pour l'aérien : il n'existe aucun avion moyen courrier qui dispose d'une prise allume-cigare dans les sièges.

Le plus grand enjeu du XXIème siècle n'est plus l'ubiquité de l'accès à l'information, que nous avons déjà résolu en grande partie, mais l'accès à l'énergie électrique. En attendant que les milliards investis par le capital risque dans des cellules électriques révolutionnaires se convertissent en batteries qui durent 10h, il suffit d'un jeune CAP électricité et d'une prise à 10 € pour s'en sortir. Ca s'appelle le service !

Je propose la création du label "Braché", à coller sur les trains, les sites internet qui vendent des billets sur des avions branchés, et les restaurants qui pensent à nos batteries. Et j'associerai bien Poweo, EDF et les autres à cette initiative, un peu comme Intel et son Celeron au Wifi.
Qu'en dites vous ?

Avec Morgan Freeman

Mihai_crasneanu_glowria_and_morgan_freem_1J'ai parlé un long moment cet après-midi avec Morgan Freeman au sujet de la VOD et du téléchargement légal de films.

Il milite activement en faveur de la naissance de ce type de services, notamment avec Intel et leur projet de Digital Home.

Il dit : "Nous devons faire en sorte que les films soient plus faciles à acheter qu'à pirater". C'est fort bien dit !

Et il a adoré que glowria aille dans ce sens pour offrir ce service légal au public...

J'avoue avoir été impressioné par la décontraction et l'amabilité de ce grand monsieur du cinéma ! C'était un vrai plaisir d'échanger avec lui.

(cross-posté sur Blog Me I'm Famous)

Quelle trainée de poudre !

Foule_tshirt_glowria_cannes2005L'opération "Blog Me I'm Famous" est en train d'avoir un succès incroyable ! Les gens s'arrachent le T-Shirt glowria sur la Croisette, la presse s'intéresse avec grande curiosité à ce phénomène, et plus de 10.000 flyers ont déjà été distribués pour que les badauds participent eux aussi avec leurs photos.

(ci-contre, les festivaliers arborant leur T-Shirt Glowria)

Un véritable effet viral, étonnant à observer, et surtout passionant à vivre minute par minute.

Pour ma part, j'ai troqué mon vieux portable par un 6670 aimablement prêté par Nokia. Je prends du coup des photos et des vidéos d'une super qualité que je poste en direct sur le blog avec LiveBlog. C'est absolument grisant de pouvoir partager avec des milliers de personnes le direct live !

Et je suis content de voir que mes équipes (Rodrigo, Laurence et Kelly, ainsi que Bertrand à Paris) se soient prises au jeu ! C'était un peu difficile au début de pousser tout le monde dans l'organisation de cette opération décidée à la dernière minute, mais maintenant on se promène tous avec 20 kg de chargeurs, cables, mobiles, appareils, et ordinateurs en tout genre à l'affut de tout ! Et ils font une actualité exceptionnelle. Grâce à eux ce blog est l'une des plus vivantes couvertures réalisées sur internet. Bravo !

Blog Me I'm Famous, by Glowria

Part_blog_me_im_famous C'est parti ! Nous sommes live, en direct  sur depuis Cannes, un flux continu de photos, de vidéos, de commentaires, de chroniques, de clins d'oeil, de confidences, de discussions avec ceux qui font le cinéma. C'est le nouveau blog de glowria , c'est le Blog Me I'm Famous by Glowria, sur www.glowria.fr/live ou cannes.glowria.fr.

Si je suis aussi enthousiasmé parce que c'est sans doute la première opération massivement participative impliquant le grand public et les blogs. En effet, nous invitons tous les festivaliers à prendre des photos, avec leurs téléphones portables ou leurs appareils numériques, et les envoyer vers le blog via MMS ou email. Elles seront publiées "live" sur l'album photo de "Blog Me...". Et la meilleure photo de la journée gagne un T-Shirt "Blog Me I'm Famous by Glowria, Cannes 2005" (je vous le montre demain, promis). Et s'ils ont juste un scoop à annoncer, ils peuvent le faire tout simplement par SMS. 30.000 flyers vont être distribués sur la Croisette pour stimuler les Paparazzi en puissance qui sommeillent en chacun de ces festivaliers ardus.

Les télés et la presse nous montrent le côté policé de Cannes. Le Blog de Glowria montrera les milliers de côtés du festival, au travers les yeux et la sensibilités des festivaliers. Le monde entier peut ainsi suivre Cannes comme s'il y était !

(Vous voulez vous aussi publier sur ce blog ? On vous prépare quelque chose pour demain !)

Plus de 13 personnes animent l'opération : sur Cannes, 4 personnes de notre partenaire Créadrive pour l'organisation et la couverture des coulisses (Fanny est accréditée Presse), 4 personnes de Glowria (Rodrigo notre DG, Laurence Rostein notre Directrice des Acquisitions, et Kelly Blanco, qui nous donne toute la ligne éditoriale). Sur Paris, 5 personnes assurent la régie (Bertrand Ploquin, notre responsable éditorial et grand horloger de tous les contenus du blog, Nathalie Jacquot, notre responsable marketing qui assure la bonne marche de toute l'opération, Yanis Bouarbi, l'artiste du MMS/SMS/email, et Marie-Adeline Puzin, notre chef de projet).

Vous connaissez des gens sur Cannes ou dans les environs ? Dites-leur de se connecter sur le blog dès demain (samedi) après-midi pour savoir comment mobloguer vers "Blog Me...".

Et n'hésitez pas à relayer l'opération, l'objectif est que le plus grand nombre de personnes y participent. Vous pouvez reprendre la bannière que j'ai mis en haut à droite de mon blog. Le mieux est de linker sur l'image directement en la faisant pointer sur http://www.glowria.fr/live

Be Famous, get blogged !

Lire la suite "Blog Me I'm Famous, by Glowria" »

Rendez-vous à la conférence sur la VOD

Je parle aujourd'hui à la conférence organisée par l'EBG sur la VOD. Ca me ferait plaisir de vous y rencontrer !

Voici le programme et les participants. Plus de 270 personnes étaient inscrites hier.

VIDEO ON DEMAND : LA VALEUR AJOUTEE D’INTERNET Avec l’arrivée de capacités d’accès à Internet à très haut débit, il devient urgent de proposer des offres de vidéo à la demande (VOD) pour contrer le piratage des films.

- Où en sont les discussions entre FAI et les producteurs de contenu ?
- Comment créer un nouveau marché pour le secteur de l’audiovisuel avec une offre légale, claire, bon marché et simple d’utilisation ?
- Quelle rémunération pour les ayants droit (taxation des abonnements ou trafic montant – upload) ?
- Comment aborder la question du partage des coûts et des revenus ?
- Quel catalogue pour quelle plate-forme ?
- L'ouverture de la VOD ne court-circuite-t-elle pas celle les éditeurs et les loueurs de vidéos ?
- Et surtout : qui va télécharger quoi pour quel tarif ?

Intervenants :
- Jean-Marc Bordes, INA, confirmé
- Maxime Japy, Canal +, confirmé
- Mihai Crasneanu, Glowria, confirmé
- Eric Cremer, e-tf1, confirmé
- Bernard Tani, France Télécom, confirmé

Lieu : jeudi 12 mai 2005 de 12h30 à 14h30 à l'Université Paris Dauphine, amphithéâtre Raymond Aron, place du Maréchal de Lattre de Tassigny, 75016 Paris

Mon Mac et les applications que j'utilise

AppleJ'ai  décidé de créer le wiki des applications Mac que je vous invite à découvrir, où chacun pourra faire la liste des applications qu'il utilise et peut-être rencontrer des applications sympas utilisés par d'autres. Sentez-vous libres de créer de nouvelles entrées et de modifier les pages des autres si c'est pour les améliorer ou les enrichir, c'est le principe du wiki. Et laissez votre nom et un lien sur vous quelque part, histoire de garder un contact. J'ai choisi l'anglais pour permettre à nos amis non francophones de partager avec nous (et ceux d'entre vous qui ont un blog en anglais pourront faire des liens dessus).

L'idée m'est venue assez simplement. En effet, que font deux utilisateurs Mac qui se rencontrent ? D'abord ils s'admirent mutuellement pour le bon choix qu'ils ont fait, font deux-trois blagues un peu usées sur les pénitents qui utilisent (encore) des PC, et surtout se parlent des applications qu'ils utilisent sur leurs pommes. Et c'est vrai qu'on découvre des applications parfois géniales qui simplifient beaucoup la vie. Car ne l'oublions pas (et c'est un répenti utilisateur PC de 20 ans qui vous le dit), le Mac c'est avant tout travailler d'une manière plus productive et plus agréable.

A vos pommes !

Appel à témoignage sur la location de DVD en ligne

Happy Je vous invite tous à répondre à cet appel à témoignage lancé par L'Internaute Magazine au sujet  de la location de DVD en ligne:  "Les sites Internet proposant ce service sont de plus en plus nombreux, mais sont-ils tous à la hauteur de vos espérances? Partagez votre expérience, bonne ou mauvaise, avec les autres internautes."

Le formulaire est très court, ça ne prendra que quelques minutes, et votre témoignage permettra de rendre encore plus populaire cette nouvelle manière de consommer la vidéo.
Merci d'avance !

Lachez donc vos idées

Avouez, ça vous est arrivé plus d'une fois. Quelqu'un se plante devant vous, un sourire en coin, les yeux malicieux et la posture du type qui a trouvé où acheter des vrais billets de 100 € à 50 centimes les 10, et vous balance un "J'ai une idée de boite incroyable, c'est de la bombe, mais je ne peux rien te dire. Tu comprends, si jamais ça fuit...". Vous sortez de là énervé, et vous connaissez déjà la suite... Son idée restera aussi confidentielle que le gars lui-même.

Je n'ai jamais vu quelqu'un "monter une boite" qui réussisse sans qu'il en parle cent fois, mille fois par jour avec autant de personnes qu'il peut. Parce qu'une idée ne vaut absolument rien hors de son contexte. Et le contexte d'une "boite" c'est ses clients, ses partenaires, ses employés, son marché, ses investisseurs. Il faut donc parler de son idée à tous, jusqu'à en perdre souffle, et ça a quatre avantages vitaux :

  • fortifier les poumons : le cerveau en sera d'autant mieux oxygéné, et ça évite de dire des bêtises
  • valider l'idée : si la plupart des gens "l'achètent", ça ne veut pas dire que les clients vont l'acheter. Mais ça veut dire qu'il ne vont pas la rejeter ou l'ignorer. C'est déjà beaucoup. Sinon, retournez à la case départ et repensez-la. Le Bi-Bop était un bon début d'idée pas validée.
  • la faire évoluer : chaque conversation soulèvera des doutes, des questions et de nouvelles perspectives. Autant d'éclairages nouveaux qui enrichiront votre idée de base, et aiguiseront votre capacité d'écoute. Skype, c'est plus que de l'audio entre ordinateurs !
  • valider votre endurance : vous trouvez difficile de vendre votre idée aux autres ? Alors vous n'imaginez pas l'énergie et la volonté nécessaires pour lancer la société et surtout la faire prospérer. Mettez-y plus de force !

Mais peu sont ceux qui ont le courage de parler de leur idée. Ils ont bien raison. Car le fameux Mr. Kelkun est là pour les détruire : vous savez, c'est le gars qui s'amuse à piquer les idées des autres. Il ne fait que ça d'ailleurs, du matin jusqu'au soir, un vrai pro : écouter aux terrasses des cafés, à pêcher toutes les idées géniales qui circulent en chuchotant. Et à les mettre toutes en application, juste pour pourrir la vie aux autres, ou peut-être pour être milliardaire. Moi je ne l'ai jamais vu (peut-être juste aperçu aux débuts de Glowria), mais il terrorise tout le monde, surtout les entrepreneurs en herbe. Il y a juste une chose qui le fait fuir : une voix forte et sereine qui parle avec conviction et sans peur de son idée.

Mais à part Mr Kelkun, je vous garantis que personne ne vous les volera, vos idées. Personne n'en veut des idées des autres. Je vous assure. Essayez ceci pour vous en convaincre : voyez si vous pouvez persuader quelqu'un de lancer une société basée sur votre idée, mais sans vous dedans. J'ai essayé, aucune chance.

Alors lâchez vos idées, faites fuir Mr Kelkun !

Mise à jour : Loïc a également traité ce sujet dans cette excellente note (merci Rodrigo pour le lien)

Doc Searls @ LesBlogs - Podcast

Doc_searls_what_are_not_the_blogsDoc Searls has made a amazing presentation at this fantastic event, LesBlogs. A sincere, candid, straightforward view of what blogs are and especially what they're not.

Here is the podcast I made of Doc Searls speech (the sound quality is not perfect, I recorded the ambien sound with the built-in mic of my Mac - any sound enhancing app for that?). Here are the slides presented (thanks Doc for posting them).

That's the one that I most like :

Blogging is about rolling snowballs downhill. Not about pushing rocks uphill. -- Blogging is about making and changing minds.

Loïc, thanks again for organizing an event of such a level!

Un événement à ne pas manquer

Les_blogs_au_snat Avec Les Blogs au Sénat, qui a lieu demain, Loïc semble avoir réussi son pari d'organiser un événement en Europe digne de ces grands événements de la Silicon Valley ou New York, que nous nous contentons de suivre de loin par internet. L'Europe accueille enfin ce niveau de rencontres, et il faut dire bravo aux organisateurs.  La liste d'intervenants est impressionnante, la plupart de ceux qui font l'internet seront présents, et je crois que le niveau des débats et la qualité des rencontres seront à la hauteur.

En tant que participant n° 16, je donne rendez-vous demain à ceux d'entre vous qui y assisteront.

Silicon Valley's New Century Leaders

Ne passez pas à côté de ce débat, People to Watch: Silicon Valley's New Century Leaders, organisé par le Churchill Club en janvier de cette année, entre Jonathan Schwartz, Président de Sun, Dan Rosensweig, Président de Yahoo!, et Charles Phillips, Président d'Oracle, animée par John Markoff du New York Times. C'est un vrai bonheur, les questions / réponses sont d'un niveau exceptionnel et portent sur des sujets à la fois personnels, stratégiques, financiers, technologiques, et l'ambiance est fantastique.

Allez, je vous livre un extrait.
John Markoff - Bill Gates a taxé l'Open Source de communisme. Qu'en dites-vous ?
Jonathan Schwartz, Président de Sun - Dans la perspective que Bill Gates évoque, on peut dire que ce que Yahoo! a fait, c'est finalement du communisme. Yahoo est gratuit !
Dan Rosensweig, President de Yahoo! - Et nous venons d'annoncer aujourd'hui 1 milliard de dollars de bénéfices sur l'année. God bless freedom!

Vous pouvez écouter le podcast ici.

Rangez vos SMS, le Morse est plus rapide

Morsekey1844 En déjeunant samedi dernier  dans l'un des nombreux restaurants végétariens de Londres (quand est-ce qu'on aura ce choix à Paris ?), je feuilletais le populaire The Times quand je suis tombé sur cette histoire que j'ai trouvé très amusante et pleine de matière à réflexion.

Un concours a été organisé par un musée Australien pour déterminer quelle méthode de transmission d'un message écrit était la plus rapide : le vénérable code Morse, inventé en 1832, ou le SMS, que tout un chacun porte dans sa poche aujourd'hui. Imaginez donc cette image : un vieux monsieur de 93 ans, opérateur morse des PTT australiens à la retraite, son vieux doigt rugueux posé sur la languette en métal, regardant d'un air amusé et sans doute curieux son challenger, une gamine de 13 ans, pro du SMS, mastiquant son chewing-gum, ses deux mains fébriles entourant le clavier de son mobile arborant une photo de Britney Spears, et rigolant à l'idée de faire mordre la poussière du temps au grand-père. Samuel Morse a de quoi être fier : le grand-père avait terminé de transmettre le message secret en 90 secondes et 18 secondes avant la fille. Tous mes respects aux fondateurs des télécommunications, qu'on a souvent tendance à ranger dans les placards des musées.

En regardant un peu sur le Web, j'ai découvert  une annonce curieuse de Nokia qui aurait déposé un brevet pour générer du Morse avec le mobile.

D'ailleurs, si vous avez un Nokia, écoutez attentivement la sonnerie par défaut lorsque vous recevez un message : c'est du Morse, et ça veut dire "SMS" !

(article du The Times ici)

En direct du Red Herring Venture Europe (Londres)

Je suis à Londres jusqu'à la fin de la semaine, et j'assiste pendant 2 jours au Red Herring Venture Markets Europe.
C'est difficile de bloguer pendant les conférences, mais vous pouvez suivre mon moblog ici, où je posterai live !
Deux sessions très intéressantes ce matin : une présentation de Bernard Liautaud, fondateur et CEO de Business Objects, et un panel de quelques "Top European VCs" avec un bon débat sur le capital risque, l'Europe et les US. Je vous en dirai plus dès que je suis un peu au calme...

PS: dommage que nos amis de SFR / Siemens ne m'aient pas activé l'option internationale, j'aurai pu bloguer en direct avec le Siemens SK65-Blackberry... Du coup, il est resté à la maison !

Dire et faire

Citation à méditer :

En vieillissant, je fais moins attention à ce que les gens me disent. Je regarde juste ce qu'ils font.
Andrew Carnegie

En effet...entre dire et faire il y a tout un monde, et on apprend bien plus en observant...

Un cadeau que je ne ferai pas

Reed_hastings_giftVoici le cadeau que Reed Hastings, fondateur et CEO de Netflix, a fait à ses collaborateurs pour le 2 millionième abonné.

Je promets ici solennellement à tous ceux qui m'entourent chez glowria que je leur épargnerai une poupée-Mihai pour nos 100.000 abonnés !

Quelle pub contre le tabac !

SmokeVoici l'une des pubs les plus fortes et plus claires que j'ai jamais vues contre le tabac ! Je me demande ce qu'il faudra encore dire, faire ou montrer pour que les gens arrêtent de se f... en l'air. Ou qu'en tout cas, ils arrêtent d'intoxiquer ceux qui sont autour d'eux et qui n'ont pas spécialement envie de fumer par la bouche des autres...
Bref, cette pub en vaut la peine !

En avez-vous d'autres à partager ici ?

J'essaie le BBB

BBB ? BlackBerry Blogging ! J'ignore si le terme existe, en tout cas il me semble très approprié : un mail envoyé depuis le terminal vers le blog et hop, il est posté. Pas de longue prose toutefois, juste des notes courtes, sinon la crampe de doigts guette (je la sens proche déjà).

Stay tuned !

(Envoyé avec le Siemens. SK65 Blackberry enabled)

GlowriaGames est lancé

Glowriagames_1J'ai la grande joie de vous annoncer que nous avons lancé GlowriaGames ce soir, après de longs mois de préparation et de développement. Tous les abonnés Glowria (le service le leur est reservé pour le moment) pourront ainsi télécharger des jeux vidéo à partir d'un catalogue de 200 titres (pour PC), et ils pourront y jouer gratuitement pendant 24h. S'ils aiment le jeu, ils pourront l'acheter en ligne pour un prix allant de 10 à 25 €.

Chers parents, d'autres programmes sont également disponibles, comme la collection Passeport qui aidera vos enfants à réviser leurs cours pendant que vous regardez les DVD loués chez Glowria (ou pendant que madame consulte les recettes de Elle, également en téléchargement). 

GlowriaGames est le déploiement de la stratégie que je me suis fixée lorsque j'ai démarré Glowria : être un fournisseur de contenus d'entertainment à domicile et à la demande, dont le DVD a été la pierre angulaire et le point de départ. On poursuivra cette stratégie avec la VOD et d'autres services connexes sur lesquels je vous en dirai plus prochainement.

Je salue Boonty, qui est notre partenaire pour cette offre jeux, et je dis un grand bravo à mes équipes qui ont rondement mené ce lancement !

Vos commentaires sur GlowriaGames sont les bienvenus, n'hésitez pas ! (pour le moment vous devez être abonné à Glowria pour en profiter. Si vous ne l'êtes pas encore, c'est le moment de faire le saut !).